Violences domestiques

Violences domestiques

Comme promis lors de la campagne, Christian Dandrès conseiller national, devrait déposer dès son entrée au Conseil national la proposition de motion qui demande à ce que la Confédération légifère en matière de violence domestique et impose des normes de qualité à l’instar des normes prévalant, par exemple en matière de placements des enfants/adolescents mineurs et qu’un financement soit octroyé pour soutenir les cantons dans la mise en œuvre de cette nouvelle exigence.

La Suisse a ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique basée sur la Convention d’Istanbul.

Découlant de ce fait, la Confédération a édité un plan « Prévention et lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » qui définit la stratégie fédérale en la matière.

En lien avec ce plan général confédéral, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) a mandaté une « Analyse de la situation de l’offre et du financement des refuges et hébergements d’urgence dans les cantons », parue le 20 juin 2019. Citons encore un rapport cantonal paru également cette année « Rapport au département des finances et des ressources humaines sur l’hébergement d’urgence et de suite à destination des personnes majeures victimes ou auteures de violences domestiques à Genève ».

A la lecture de ces différents écrits, il ressort que la planification, le financement et la gestion des lieux d’hébergements d’urgence n’est, pour le moins, pas optimale dans notre pays. La Confédération donne des grandes orientations, intervient via la LAVI en soutenant des victimes ad personam, durant des temps restreints et ce sont les cantons qui mettent en application les lieux d’urgence.

En fait, les lieux hébergement d’urgence et les solutions de logement à moyen terme manquent. Ils ne sont que très peu financés par des subventions publiques et de ce fait, ils ne répondent pas à des normes de qualité en matière d’encadrement et de prestations proposées aux personnes concernées.

Sachant que le nombre de victimes est en moyenne de 27 personnes décédées chaque année, il est grand temps que la partie de ping-pong (confédération, canton, dons privés) en matière de financement et de normes pour ces lieux d’hébergement s’arrête.