Mes priorités

Ces propositions sont évolutives et seront enrichies avec les échanges que j’ai avec vous et mes expériences de terrain.

Mes projets :

Aide sociale – revenu de base universel

Remettre sur l’établi le principe d’un revenu de base universel permettant un socle pour tous les habitants de Suisse.

L’aide sociale pallie de plus en plus à des problématiques liées aux changements structurels du marché du travail ou de la vie dans notre société (travail instable, travail à temps partiel, divorce, numérisation de la plupart des processus de fonctionnement tant sur les lieux de travail que dans la vie au quotidien) ; il est indispensable de reconnaître que l’aide sociale n’est plus subsidiaire. Les personnes qui vivent de cette assurance ne sont, très souvent, pas responsables individuellement de leur situation ; elles vivent dans des statuts professionnels ou sociétaux fragilisés.

Mon projet est de travailler :

  • au maintien de l’aide sociale. Je ferai tout ce qui est possible pour que l’aide sociale ne diminue pas dans l’un ou l’autre canton suisse. Je m’associe à la « Charte pour l’aide sociale » signée par un grand nombre de personnalités
    politiques, mais également par des organismes officiels comme la CSIAS, les directeur.trice.s cantonaux de l’aide sociale, l’Union des villes suisses
  • à la création d’un socle fédéral d’aide sociale par un ajout à une assurance existante ou à la création d’une nouvelle assurance sociale fédérale ;

Des tentatives dans ce sens ont déjà eu lieu en 2015 aux chambres fédérales, mais cela ne doit pas nous empêcher, nous Socialistes, de continuer à nous préoccuper des personnes précarisées par ses changements de l’organisation de l’emploi.

Un toit pour toutes et tous

Mettre sur pied une loi cadre répartissant les obligations, les dispositifs entre la Confédération, les cantons et les communes pour faire en sorte que chaque habitant.e ait droit à toit. Ce dispositif concerne le logement habituellement thématisé par les Socialistes et l’Asloca (locataire, immeubles locatifs).

Il est également nécessaire que cet accès au logement soit réglé pour les situations d’urgence (les logements relais, les logements jeunes, foyers pour adultes fragilisés dans leur santé, etc.).

Addictions

J’ai eu la chance de participer au groupe inter-partis sur la régulation du cannabis à Genève. Ce groupe a déposé un rapport rendu public le 20 juin 2014. Depuis lors, d’autres instances (Conseil d’État, Commission consultative en matière d’addictions de Genève) ont étudié les formes que pourraient prendre une
expérience pilote en la matière à Genève.

Je suis totalement favorable à la régulation, a minima du cannabis, pour autant que les producteurs locaux soient favorisés dans cette opération.

Article de la Tribune de Genève

Assurance Invalidité/OFAS et OFSP

Les projets d’accompagnement liés aux problématiques psychiques ou de santé mentale doivent être renforcés au niveau fédéral. Il est nécessaire que des moyens soient mis en place/établi/proposés au niveau fédéral en soutien aux cantons, aux communes ainsi qu’aux entités associatives à l’œuvre dans
le domaine.

L’ampleur des problématiques psychiques allant des états dépressifs aux maladies psychiatriques nécessite une prise en compte volontaire et vigoureuse au niveau de la Suisse.

Lutte contre l’ ’inexistence’ de certaines populations vivant en Suisse / Lutte pour la reconnaissance de certaines populations vivant en Suisse

  • Poursuite et extension au niveau fédéral du projet Papyrus, mené à Genève, avec comme objectif la reconnaissance et la régularisation des personnes sans statut légal.

Ce projet pilote de régularisation des personnes sans statut légal, mais travaillant et vivant à Genève depuis de nombreuses années a permis de régulariser déjà 2000 personnes à fin 2018 (but escompté au total – 3500 personnes). Le rapport sur ce projet est en cours d’élaboration, mais il est déjà connu que presque 3/4 des personnes régularisées sont des femmes et des mères d’enfants mineurs.

  • Obligation de mise à disposition des lieux de vie pour la population yennish.

Il faut savoir qu’une grande partie des personnes de la communauté Yennish sont de nationalités suisses. Cependant, malgré les textes et les recommandations transmise de la confédération aux divers cantons, les places mise à disposition pour les gens du voyage manquent encore cruellement.

Ces textes doivent devenir contraignants pour les cantons.

 

Limiter le travail temporaire

En 2017, le nombre de travailleur·e·s placé·e·s en emploi intérimaire a connu une augmentation de 14.5% au niveau national et de 15.3% en Suisse romande. Les agences suisses ont placé 370’521 travailleurs, soit 46’441 personnes de plus que l’année précédente.

En Suisse romande, ce chiffre atteint 116’506 personnes pour 2017, soit une progression de 15’441 personnes par rapport à 2016 (Evolution du travail intérimaire/temporaire en Suisse romande).

Au niveau fédéral deux aspects sont notamment pris en compte : la loi fédérale sur le service de l’emploi et la location de service et ses ordonnances ainsi qu’une Convention collective de la location de services.

Il est nécessaire que des mesures complémentaires soient introduites au niveau des entreprises : un quota maximal de travailleur·euse·s temporaires dans l’entreprise (en% du nombre d’employé·e·s, une intensification des contrôles et des amendes pour les entreprises qui ne respectent pas ces normes. Lors de constructions publiques et des critères d’appel d’offre aux entreprises, il devrait être tenu en compte le respect de ces normes.

Interdiction de licenciement simple pour certaines catégories d’employé·e·s

Le licenciement en Suisse est facile (CO art. 355 et suivants). De ce fait, la protection des catégories de travailleur·euse·s présentant des risques particuliers doit être renforcée. Au moins trois catégories de travailleur·euse·s devraient faire l’objet de ces mesures :

  • les personnes de plus de 55 ans,
  • les femmes enceintes (grossesse et retour suite au congé maternité),
  • les personnes engagées syndicalement(représentant.e.s du personnel, personnes affiliées à un syndicat).

Une autre mesure intermédiaire, entre la situation actuelle et l’interdiction de licenciement, consisterait à rallonger la durée de licenciement de ces personnes cibles.

Rente pont pour les plus de 55 ans

Il s’agirait ici de cotiser la LPP nécessaire à l’obtention de rente de prévoyance à l’âge de la retraite.

Cette « rente pont » ainsi que son application serait intégrée à l’assurance chômage. Elle débuterait à la fin du droit aux indemnités de chômage. Cette mesure répond à un problème majeur de l’évolution du marché de l’emploi – le licenciement des travailleur·euse·s âgé·e·s. Elle a en conséquence toute sa place dans cette assurance sociale.

Les personnes concernées ne perdraient pas leur droit à la rente de prévoyance vieillesse. Elles y gagneraient en terme monétaire, de santé physique ou psychologique.

Les collectivités publiques n’auraient ainsi pas à leur charge les frais de financement de l’aide sociale ou des prestations complémentaires AVS pour ces personnes ; le gain financier est évident.

Technologie, numérisation, « Ubérisation »

Le monde du travail est en train de changer de forme : informatisation, numérisation, connectivité des activités qui jusqu’à présent étaient réalisées par des humains. Nous ne lutterons pas contre cette révolution technologique, numérique. Il devient évident que les assurances sociales devront être revisitées, réformées pour répondre à ces nouveaux défis.

Au-delà de la sécurité sociale, la protection des travailleur·euse·s dans ou sur leur lieu de travail devra également être repensée

Egalité salariale hommes/femmes

Actuellement les femmes gagnent en moyenne 12 % de moins que les hommes. Elles sont sous-représentées dans les fonctions hautement qualifiées et aux postes de cadre.

Selon l’Office fédéral de la statistique, 60 % de ces différence proviennent de niveau de qualifications personnelles (âge, ancienneté, formation), du fait que les femmes sont en moyenne moins expérimentées (temps, partiels, interruption travail) et ont un niveau de formation plus faible que les hommes. Ces
différences peuvent être observées de manière plus ou moins marquées suivantes les secteurs d’activités (textile, banque, assurances, etc.).

Selon ce même OFS, 40 % de ces différences salariales sont dûes à des éléments discriminatoire. Ces discrimination sont observées dans les travaux/métiers ne demandant pas de formation spécialisée.

  • Promouvoir toutes les branches d’études et de formation autant auprès des femmes que des hommes ou des filles que des garçons. Des campagnes, des informations professionnelles non-discriminantes doivent être accentuées par les départements d’instruction publiques des cantons.
  • Une proportion genré devrait aussi être respectée au niveau du corps enseignant – de l’école primaire aux Écoles polytechniques.
  • Promouvoir des cours de management pour les responsables d’équipe, les entreprises afin d’introduire la gestion des temps de naissance : articulation du cahier des charges entre tâches spécifiques à la personne, tâches pouvant être déléguées durant le congé maternité. Ces périodes d’absences ne devraient plus être vécues par les entreprises et la femme qui bénéficie de son congé maternité comme des risques, mais comme des opportunités.
  • Les employé.e.s n’ayant pas de formation qualifiante terminées devraient pouvoir bénéficier d’une formation chaque année (chèque formation, voir sous
    formation) dans le but de, petit à petit, se qualifier.
  • Intensification des normes fédérales en matière d’égalité salariale et contrôle accentué en la matière et la mise en place de pénalités sous forme d’amendes et/ou même une imposition plus importante pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité de salaire.
  • Intensification des normes fédérales en matière d’égalité salariale, ainsi que des contrôles du respect de ces normes. Si ces normes ne sont pas respectées, des sanctions telles que des amendes et/ou même une imposition plus importante pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité de salaire.

Suppléance maternité – Chambres fédérales

Actuellement aucune mesure n’est prévue pour que la voix des députées fédérales absentes pour cause de maternité (raison naturelle et bénéfique pour la nation) soit entendues.

L’idée est d’introduire :

  • un statut de suppléance au niveau des chambres fédérales,
  • un système de vote par correspondance.

Allocation pour famille d’accueil – Assurance maternité

La loi fédérale sur les allocations maternité concerne les naissances « normales » et les situations d’adoptions officielles.

Je désire introduire des allocations d’accueil pour les familles d’accueil. Cette allocation donnerait la possibilité aux familles désireuses d’accueillir un enfant d’avoir une allocation durant 4 mois, leur permettant ainsi un accueil de qualité pour un enfant. Cette allocation pourrait être touchée par une des deux personnes du couple familial.

Violences domestiques

En Suisse, une personne meurt toutes les deux semaines des conséquences de la violence domestique; 25 personnes par an en moyenne, dont 4 enfants (2009-2018).

Statistiques
sur les violences domestiques

  • Une personne – un permis de séjour

Un grand nombre de pressions voire d’oppressions sont subies par des femmes et en particulier par des femmes d’origine étrangères au bénéfice d’un permis de séjour attaché à celui de leurs époux (Suisse ou étranger). Pour ne pas perdre leur permis, ces femmes acceptent d’entrer dans des relations pour le moins
pathologiques, agressives, dégradantes et in fine des situations de violences intenables. Donner un titre de séjour indépendant aux femmes quel que soit leur statut conjugal permettrait d’éviter nombre de situations tragiques.

  • Actuellement, les tribunaux ont l’obligation de signaler aux offices de la populations les femmes/hommes sans statut légal qui déposent une plaintes pour
    violence ou agressions (en tant que victime). Cette obligation doit être annuler, afin que les victimes de violences puissent porter plaintes plaintes sans avoir peur que cette démarche conduise à l’expulsion. La situation actuelle fait que de nombreuses personnes refusent de déposer plainte.
  • Intensification des campagnes d’information, dans le but de sensibiliser, mais également de sortir des tabous qui entourent les violences domestiques.

Créer un congé paternité

à développer

Protection de l’eau

  • Captation de l’eau de pluie sur les bâtiments

L’introduction, comme pour l’isolation thermique des bâtiments, d’une norme sur l’eau dans les nouvelles constructions :

– Récupération eau de pluie pour des usages nécessitant pas de l’eau traitée, tels que la chasse wc, l’arrosage ou encore
l’utilisation extérieure.subventions y relatives

  • Interdire la privatisation de l’eau – traitement, distribution – doivent rester en main publiques
  • Mieux protéger les sources et nappes phréatiques

Lutte pour que notre électricité ne soit ni nucléaire, ni productrice de CO2 !

  • Lutter pour l’arrêt du nucléaire en Suisse et contre l’achat d’énergie nucléaire étrangère.
  • Lutter également contre la libéralisation complète du marché de l’électricité européenne qui menace toute la stratégie énergétique suisse dans le but soit disant d’avoir de l’électricité moins chère pour tout le monde. Cette libéralisation aura pour conséquence de détruire tous les efforts fournis jusqu’ici pour avoir de l’électricité renouvelable (solaire, eaux, éolienne).

Ouvrir totalement le marché tel que proposé au niveau fédéral veut dire des prix très légèrement plus bas, mais au prix de l’importation d’électricité fabriquée à partir du charbon.

Pour exemple, nous avons à Genève les Services industriels qui étalonnent leur prix sur les autres villes de Suisse et qui nous fournissent actuellement une électricité à 100 % renouvelable. Nous avons une régie d’État certes qui a le monopole sur l’ électricité vendues aux particuliers, mais qui réinvesti ses bénéfices dans tout un programme d’aide et de stimulations à l’économie d’énergie.

  • En Suisse, un effort doit encore être fourni sur environ un tiers de l’électricité consommée qui ne provient pas encore de sources durables. A titre de
    comparaison, en Europe, la situation est juste inversée avec plus de 70 % de l’électricité utilisée qui provient de gaz, de charbon et du nucléaire.
  • notre système hydraulique, nos barrages doivent encore avoir leur place dans la provenance de notre électricité, ce qui ne serait plus du tout le cas si la libéralisation total avait lieu

Interdiction de l’importation de gaz de schiste

L’exploitation du gaz de schiste est une catastrophe écologiquetant en surface des terres exploitées qu’en sous-sol avec l’injection à haute dose de matière hautement toxique.

Malheureusement, dans le cadre des importations qui nousproviennent des Etats-Unis, le gaz provenant de cette manière d’extraction est mélanger aux autres type de gaz dans les tankers.

  • Exiger des grands ports d’arrivée du gaz de schiste de mettre en pratique des traçages de la provenance et de la composition des cargaisons (contrôle aux frontières et lors d’achat).
  • Refuser toute exploitation de gaz de schiste

D’autres sujets vont encore être développés dans ce chapitre :

– Taxer + les 4/4 ou les interdire

– Moratoire sur la construction de nouvelles routes

– Taxation des entreprises plastique/Taxer les entreprises qui produisent des déchets (emballage à l’emporter)

– Alimentation provenant des « circuits courts » de production locale.

– Introduction des abonnements généraux CFF transmissibles dans le couple/famille

 

Chèque formation

Introduire un chèque formation national à partir de 26 ans pour des formations continues à l’instar du système utilisé à Genève.

Un apprentissage – un avenir

Lutter pour que les enfants arrivés en Suisse en tant que Requerant d’Asile Mineur.e. qui ne reçoivent pas l’asile (jeunes
débouté-e-s de l’asile) puissent poursuivre et achever leur formation.

Un appel a été lancé par les Jeunes, les patron-ne-s, les professionnel-le-s du domaine, des familles de parrainage. Toutes ces personnes sont préoccupées par la position schizophrénique de notre système : nous manquons de forces de travail dans certains secteurs, des jeunes commencent un apprentissage qu’il.elle.s doivent laisser car leur demande d’asile a été rejetée.

www.unapprentissage-unavenir.ch

Carnet formations

Un carnet de formations et d’expériences professionnelles devrait être créé au niveau fédéral permettant d’enregistrer de façon uniforme toutes les formations effectuées et les validations obtenue par les apprenant.e.s. L’ensemble de ces acquis devra être pris en compte pour des équivalences, lorsque la
personne envisage une formation formellement qualifiante.